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22.06.2006

Autre " cas dublin II"


Alisa (6 ans) et son frère Agohis (4 ans) sont scolarisés à l’école André Philip à Lyon 3ème.Cependant, ils vivent dans un climat d’insécurité permanente avec Anjesa (2 ans) et Alona (6 mois). En effet, leurs parents Mr. Jakupi et Mme. Bozhdaraj sont expulsables à tout moment avec leurs 4 enfants.

Originaires du Kosovo, ils ont fui en 1999 car Mr. Jakupi (enseignant en histoire) a refusé de combattre au sein de l’UCK. Réfugiés en Allemagne, ils en ont été expulsés à l’issue de 6 années de procédure de demande d’asile politique. Pourtant, 3 de leurs enfants y sont nés et la famille de madame y a obtenu l’asile politique. Obligés de regagner le Kosovo l’hiver dernier, après 2 mois d’errance et d’insécurité ils ont du fuir à nouveau. Ils sont en France depuis le 30 mai 2005 mais comme pour la famille Babaian la Préfecture du Rhône refuse d’enregistrer leur demande d’asile politique. Les accords de Dublin prévoient en effet que c'est au 1er pays européen d’accueil qui doit traiter leur dossier, c’est pourquoi la police française a reçu l’ordre de les y renvoyer. 

La pétition de soutien à Alisa, Agohis et leur famille est en ligne sur le site RESF :  http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_ar...

 

 

Allemagne : expulsions en augmentation et nombre de demandes d'asile en baisse

 

World Socialist Web Site, 6 juin 2006

par Elisabeth Zimmermann

La politique de l’ancien gouvernement social-démocrate et Verts ainsi que celle de l’actuelle grande coalition ont conduit à une diminution sans précédent des demandeurs d’asile en Allemagne. En 1998, quelques 98.644 réfugiés avaient fait une demande d’asile. En 2005, ils étaient tout juste 28.914.

Le gouvernement rouge-vert avait poursuivi la restriction du droit d’asile jusqu’à ce que ce dernier devienne méconnaissable. Cette restriction avait d’ailleurs été chose décidée par le gouvernement chrétien-démocrate précédent de Helmut Kohl avec le soutien du Parti social-démocrate (SPD). En phase avec l’Union européenne (UE), les sociaux-démocrates et les Verts ont pratiqué une politique impitoyable de refoulement et de stigmatisation des immigrants et des réfugiés. L’actuel gouvernement poursuit cette politique.

En conséquence, le nombre des demandeurs d’asile est tombé en mars à 2.140 et a été réduit à nouveau d’un tiers, totalisant 1.500 en avril et seuls 1,1 pour cent de ceux qui font une demande, la plupart en provenance de Serbie et du Monténégro, de Turquie et de l’Iraq, se voient accorder l’asile.

Des dizaines de milliers de personnes dont la demande d’asile n’a pas abouti ou dont le visa temporaire a expiré sont obligés de quitter l’Allemagne chaque année. Durant ces dernières années ou ces derniers mois, les personnes touchées ont été de plus en plus souvent des personnes ayant vécu durant de nombreuses années en Allemagne et dont les enfants y sont nés et y ont grandi. Sur les quelques 200.000 personnes ne disposant que d’un séjour toléré sur le territoire en raison d’un visa temporaire, 120.000 vivent en Allemagne depuis plus de cinq ans.

Depuis des années, l’organisation allemande pour les réfugiés, Pro Asyl, ainsi que d’autres groupes de soutien ont fait appel aux ministres de l’Intérieur des Länder pour qu’ils accordent une autorisation de séjour permanente aux réfugiés de longue date en possession d’un visa temporaire. Ceci a été refusé pour la énième fois lors de la dernière conférence des ministres de l’Intérieur qui s’est tenue début mai à Garmisch-Partenkirchen. Au lieu de cela, les conditions d’obtention de la nationalité allemande ont à nouveau été durcies.

Ces mois derniers, l’office fédéral allemand des migrations et des réfugiés (Bundesamt für Migration und Flüchtlinge) a retiré à des milliers de réfugiés iraquiens le statut protecteur de réfugiés qui leur avait été accordé auparavant. Les ministres de l’Intérieur des Länder examinent la possibilité de commencer des expulsions vers l’Iraq, en dépit du fait que tous les mois des attentats y font des milliers de victimes civiles. Selon Pro Asyl, les agissements des autorités allemandes sont uniques en Europe et violent le droit international des réfugiés.

Des expulsions vers l’Afghanistan ont lieu depuis longtemps. Certains Länder allemands expulsent même des femmes afghanes alors que la situation politique et économique dans ce pays en proie à la guerre et à la guerre civile s’est continuellement détériorée au cours de ces derniers mois

Le nouveau ministre afghan des Affaires étrangères, Rangin Dadfar Spanta, dans une interview à la presse écrite en a appelé à l’Allemagne pour qu’elle cesse de déporter des réfugiés afghans et de créer des problèmes supplémentaires : « Mon appel va dans ce sens : permettez à ces personnes de rester en Allemagne et de s’y intégrer comme dans une deuxième patrie. Que toute personne désirant rentrer au pays le fasse, mais les autres ne devraient pas être expulsés, » dit-il au quotidien Frankfurter Rundschau

Mais, les autorités allemandes en charge des étrangers, ne se soucient guère d’appels humanitaires ou d’expertises médicales ou de droit international. Le bien-être des réfugiés et de leurs enfants intégrés dans la société allemande ne les concerne guère plus. A titre d’exemples on peut citer quelques cas d’expulsion ou de menace d’expulsion touchant des familles entières qui ont vécu, ou qui vivent, depuis plus de dix ans en Allemagne.

Khan Duy Trieu, jeune vietnamien de 15 ans, a dû quitter l’Allemagne le 24 septembre 2005 en même temps que ses parents et son petit frère pour éviter d’être déporté. Il avait vécu treize ans à Straubing et avait obtenu, l’année dernière, la deuxième place à un concours de mathématique en Bavière.

Les explications officielles avancées par les autorités en charge des étrangers justifiant la menace d’expulsion étaient qu’il « n’existe plus de raisons pour que ces anciens réfugiés vietnamiens restent plus longtemps en Allemagne. » Des reportages télévisés ont été consacrés au cas de cette famille qui était bien intégrée dans la communauté allemande. Le père et la mère avaient du travail, Khan Duy Trieu comptait parmi les meilleurs élèves de sa classe. La famille doit à présent se partager le petit appartement des grands-parents à Hanoi.

Le fait qu’il ne s’agit nullement d’un cas isolé est confirmé par le directeur de l’Institut Goethe à Hanoi, Franz Xaver Augustin. Le nombre exact des expulsions de Vietnamiens en provenance d’Allemagne n’est plus publié depuis trois ans. En 1995, un soi-disant accord de rapatriement avait été signé entre l’Allemagne et le Vietnam. Entre 1995 et 2002, quelques 10.149 Vietnamiens ont quitté l’Allemagne.

Le 4 mai 2006, la chaîne de télévision allemande ARD a consacré son émission « Kontraste » à un autre cas de brutalité arbitraire des autorités allemandes et qui n’est pas non plus un cas isolé.

Quai Kamran, jeune Afghan de 22 ans, vivait depuis seize ans à Friedberg en Hesse avec ses parents et ses frères et sœurs. C’est parce qu’il recherchait une place dans la police qu’il a attiré l’attention des autorités.

Il avait rempli toutes les conditions d’admissibilité pour cet emploi : avoir vécu au moins cinq ans en République fédérale et maîtriser l’allemand ainsi que sa langue maternelle. La seule condition qui lui manquait c’était un permis de séjour permanent.

Quai Kamran a fait une demande de permis de séjour permanent auprès des autorités compétentes de Friedberg qui le lui ont refusé parce qu’il n’avait pas de travail régulier et parce qu’il bénéficiait d’une aide sociale. Quai Kamran se trouve dans la même situation que des milliers d’autres, à savoir dans un cercle vicieux : sans autorisation de séjour, pas de travail ou de place d’apprenti, sans travail pas de permis de séjour. Mais les choses ne s’arrêtent pas là. Lui et sa famille doivent à présent être déportés vers l’Afghanistan.

Bien que ses copains de classe et ses professeurs aient défendu sa cause et collecté des signatures et que le directeur de l’école se soit rendu personnellement auprès des autorités compétentes, au ministère de l’intérieur et au parlement du Land de Hesse, ni les autorités ni les politiciens ne se sont ravisés en faveur de sa famille.

Quai Kamran s’en veut à présent et se sent responsable de la menace d’expulsion parce qu’il croit avoir attiré l’attention des autorités sur sa famille en faisant cette demande d’autorisation de séjour.

Un autre cas, est celui de Hassan R., Marocain de 35 ans souffrant de maladie psychique qui a été retiré du service psychiatrique d’un foyer d’hébergement public pour malades mentaux à Haina, en Hesse du nord, pour être déporté vers le Maroc. Deux semaines plus tard, les parents du jeune homme malade avaient perdu toutes traces de lui. Le père de Hassan, qui vit à Rödermark (près de Francfort), a pris l’avion pour Casablanca à la recherche de son fils. Mais en vain. Depuis dix ans, Hassan R. souffre de schizophrénie, d’hallucinations et d’épilepsie. Ses chances de survie sans aide médicale et sans médicament sont minces.

Le cas d’une famille tamoule de Meschede, dans le Sauerland vivant depuis plus de dix ans avec un enfant sévèrement handicapé mental, et qui a été déportée vers le Sri Lanka en août de l’année dernière dans une action qui s’est déroulée « dans la nuit et le brouillard », a fait l’objet, le 11 mai, d’un reportage dans l’émission « Härte mit System » de la chaîne de télévision Westdeutscher Rundfunk Une voisine plus âgée de la famille et qui avait été témoin de la scène de déportation a commenté ainsi les agissements des autorités et de la police : « Sommes-nous de retour à l’ère de Hitler ? »

http://www.wsws.org/francais/News/2...

http://www.educationsansfrontieres.org 

18.06.2006

Lors du parrainage : intervention du maire

Intervention du maire au nom de tous les élus du 1er de la majorité

A l’occasion du parrainage républicain de plusieurs enfants dont les parents sont en attente de régularisation, nous tenons à donner le sens de notre soutien à ces familles.

Nous souhaitons tout d’abord attirer l’attention de tous les citoyens sur la nécessaire préservation du droit d’asile. La question de l’immigration à caractère économique doit être débattue par ailleurs, et en tant que telle. Nous estimons, pour notre part, qu’il ne faut pas créer des amalgames entre la politique d’immigration, la question des étrangers, et la mise en œuvre du droit d’asile définie par les Conventions de Genève.

C’est dans ce cadre et au regard de ces principes que nous analysons, au cas par cas, la situation de ces familles.

Sur le 1er arrondissement, nous sommes confrontés aux situations de familles qui ne peuvent rentrer dans leur pays sans mettre leur vie en danger.

Pour certaines, elles sont arrivées en France depuis maintenant plusieurs années, sans possibilité d’insertion professionnelle ni de logement pérenne. Elles ont connu l’hôtel, le foyer, le squatt, parfois la rue.

Le seul lieu de socialisation pour ces familles a été l’école, et leurs enfants y ont développé des capacités d’intégration et d’assiduité, y ont noué des relations d’amitié avec d’autres enfants, d’autres familles.

Nous ne pouvons rester indifférents face à ces situations, en tant qu’hommes et femmes, en tant que citoyennes et citoyens français, en tant qu’élu-e-s de la République française.


Aussi, nous tenons à alerter les représentants de l’Etat sur ces situations individuelles afin qu’ils prennent leurs responsabilités en toute connaissance de cause vis-à-vis des familles déboutées du droit d’asile et pour lesquelles ils ont trop tardé à prendre une décision. Certaines familles vivant sur le 1er arrondissement sont en effet arrivées en France depuis plusieurs années.

Cela implique une régularisation de ces familles alors qu’elles sont en France depuis plusieurs années et que leurs enfants suivent une scolarité normale. Elles doivent en effet pouvoir poursuivre leur intégration dans leur pays d’accueil, dans les meilleures conditions possibles. Que leurs enfants soient nés en France ou non.

Ce n’est pas le lieu de naissance qui doit servir de critère de régularisation mais bien le risque de persécution politique, religieuse ou communautaire encouru par ces familles si elles retournent dans leur pays d’origine.

Par ailleurs, nous tenons à rappeler qu’au delà du cas de ces familles, toutes les personnes isolées ou sans enfants vivant la même situation doivent être soutenues.

Parce que nous pensons sincèrement que les familles que nous soutenons aujourd’hui sont menacées de persécution dans leur pays, parce que nous pensons que notre pays doit proposer des conditions d’accueil dignes à ces femmes, ces hommes et ces enfants, nous les accueillons aujourd’hui dans la maison commune qu’est la mairie, nous les accueillons avec les valeurs républicaines qui nous animent et nous leur souhaitons la bienvenue parmi nous.

Parrainage le 10 juin

Parrainages républicains pour trois enfants sans papiers

C’est dans une salle des mariages remplie par une bonne centaine de parents d’élèves, d’enseignants, d’enfants et d’habitants du 1er arrondissement qu’eurent lieu, samedi 10 juin à 11 h 00 les parrainages d’Alex et de David Babaïan et d’Inès Dossu.

Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er et marraine elle-même d’Inès, entourée d’autres élus dont Gilles Buna, Yves Fournel, Sabiha Ahamine, adjoints au maire de Lyon, entama le parrainage d’Alex et David, non sans émotion car, comme la presse le souligne, c’est une première à Lyon.

La cérémonie est ouverte par Nathalie Perrin gilbert qui fait la lecture d’un texte commun des élus (voir ci-dessous) : nécessaire préservation du droit d’asile, respect des conventions de Genève, responsabilité de l’Etat français par rapport aux cas de ces familles victimes de discriminations dans leurs pays d’origine, tels sont les points forts abordés. Chaque parrain et marraine expliquent les raisons de leur engagement dont Philippe Meirieu qui déclare son « plaisir de voir autant de gens se battre pour la dignité de la République actuellement bafouée ». Il est rappelé également que Bertrand Tavernier et Albert Jacquard, se portent parrains de cœur des trois enfants. René Datry, porte-parole du comité de soutien à la famille Babaïan et parrain lui-même déclare que cette journée est le fruit d’une forte mobilisation et d’une solidarité de tous et de toutes, que les comités de soutien du 1er arrondissement et RESF ne baisseront pas les bras dans les mois et les années à venir bien au contraire, que dès cet été, tout sera mis en œuvre au niveau protection afin que tous les enfants soient présents à la rentrée scolaire dans leurs écoles respectives.

Bref, une journée pleine d’émotions, d’applaudissements nourris et surtout du plaisir partagé d’accueillir l’autre, sans peur, sans haine.

01.06.2006

articles du 17 au 23 mai

05-17_lyon_plus.pdf

05-17_progres.pdf

05-17_progres_suite.pdf

05-18_progres.2.pdf

05-18._20_min.pdf

05-19_libe.pdf

05-19_libe_-2.pdf

05-23_progres.pdf

Parrainage

Samedi 10 juin à 11h à la mairie du 1er arrondissement : parrainage républicain de Alex et David.

31.05.2006

quelques nouvelles

L'actualité Lyonnaise autour des familles sans papiers est chargée.
Le soutien autour de la famille Babaian et des autres nous occupe bien.

Et le temps a consacrer au blog .... est irrégulier. Désolée.
Voilà enfin des nouvelles.

La manif du 17 mai autour de Alex et Davie mais aussi des autres familles sans papiers a été un succés. Plus de 600 personnes, c'est à dire d'avantage que la fois précédente.
De nombreux parents, enseignants, enfants étaient présents. Le collectif "Unis contre une immigration jetable" s'est également joint à la manifestation.
En plus le soleil était au rendez-vous !

une délégation de 7 personnes (2 élues de l'arrondissement, 1 parent, 2 enseigant de l'école, 1 membre de RESF et Mme Babaian), a été reçue ce jour-là dans l'après-midi à la préfecture. Nous avons été reçu par par Mr Mercier, responsable de la réglementation et Mr Favret, chargé de mission.
Aucune ouverture à priori. Mme Babaian ne rentre, nous dit-on, dans aucun des critères permettant de déroger aux accords Dublin II.

pour le quotidien, la famille Babaian continue à être cachée "mise sous la protection" de parents, enseignatns et habitants du quartier. Les enfants vont à l'école et un calendrier s'organise régulièrement pour assurer les trajets des enfants.

Après la conférence de presse et la manif du 17 mai, il y a eu plusieurs articles de presse (voir dossier presse... mise à jour sous peu !) au niveau local.
Du coté presse nationale, nous avons rencontré le correspondant de libération (article le 19 mai), une journaliste du Monde (un article doit paraitre début juin). Il a également été question de la famille Babaian sur quelques radios.
Par ailleurs, une équipe de Planète qui prépare un documentaire sur la désobéissance civile pour octobre 2007, a suivi le comité de soutien et la famille pendant quelques jours. Nous continuons à être en lien avec eux.

Nous avons recueillis actuellement plus de 2000 signatures.

Un premier contact a été pris avec l'école en Allemagne.
Un autre avec le consulat.

Un courrier a été envoyé à Mr Perben, .... futur candidat Lyonnais.

Nous envisageons de contacter directement le ministère.

Bref le soutien continue.



dscn5607_banderolle_petit.2.jpgVu

15.05.2006

Courrier de la Christiane Demontès, sénatrice, au préfet

demontes-1.pdf

demontes-suite.pdf

courrier Sabiha Ahmine au préfet

ahmine.pdf

Lettre de Guy Fischer au préfet

guy_fischer.jpg

 
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